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Envoyée à la commission formation le 19 février
Plusieurs camarades ont fait remonter au Cefi avoir été témoins ou victimes de comportements ou agissements sexistes de la part de stagiaires mais aussi de la part d’animateurs pendant des formations organisées localement.
Cette note a donc pour but de rappeler que ce genre de comportement sexiste, mais également quelle que soit la discrimination (raciste, validiste, âgiste…) n’a pas sa place dans nos formations, tout comme dans nos syndicats ou Solidaires Départementaux.
Notre syndicalisme porte des valeurs et les animateur·trices de nos formations doivent les porter auprès des stagiaires et donc être irréprochables quant à tout comportement discriminant.
Iels doivent également assurer le bien-être et la sécurité des stagiaires en relevant ce genre de comportements ou agissements et les faire cesser, sans en être les complices.
Pour rappel, les blagues sexistes ne sont pas drôles : c’est du sexisme.
Les blagues racistes ne sont pas drôles : c’est du racisme, etc.
Faire « la blague » qu’une femme vient d’arriver et qu’elle va pouvoir faire le café ou ranger la salle, ce n’est pas drôle : c’est du sexisme.
Faire « la blague » à une femme qui enlève son manteau qu’elle peut continuer par un strip-tease, ce n’est pas drôle : c’est du sexisme.
Demander à une personne racisée d’où elle vient parce qu’« elle n’a pas la tête à venir de (nom d’une ville) », ce n’est pas drôle : c’est du racisme.
L’humour basé sur des discriminations n’est pas drôle. Cela banalise les oppressions. Des recherches psychologiques montrent que les hommes exposés à des blagues sexistes augmentent leur tolérance à l’idée d’agresser une femme. Il est prouvé scientifiquement que lorsque nous sommes exposé·es à de l’humour basé sur des discriminations (raciste, validiste, sexiste, milieu social…), nous acceptons plus facilement le message explicite qu’il est permis de discriminer. Cela fait bouger nos cadres de référence de ce qu’il est tolérable et de ce qui est faisable. C’est ainsi qu’on finit par devenir ce à quoi on est exposé et ce à quoi on rigole.
L’humour mobilisant les stéréotypes a le pouvoir de promouvoir la discrimination et de la permettre. Ça a des conséquences réelles pour les personnes victimes d’oppressions et de discriminations.
Le Bureau du Cefi demande donc aux organisateur·trices d’être extrêmement vigilant·es aux comportements de leurs animateur·trices quant à des comportements discriminants, même sous le couvert de la blague.
Ces animateur·trices doivent également rappeler les cadres de formations et ne pas permettre aux stagiaires d’avoir eux-mêmes ce genre de comportements.
Nous rappelons également que l’ensemble des animateur·trices doivent être formé·es sur les questions de discriminations pour ne pas reproduire des comportements ou agissements que chacun·e a pu acquérir au long de sa vie (nous sommes tout·es élevé·e dans une société patriarcale et raciste, nous ne sommes pas à l’abri de reproduire des comportements oppressants).
Si le Cefi est de nouveau interpellé sur ce genre de comportement ou agissement de la part d’animateur·trices, le Bureau du Cefi contactera les structures organisatrices pour que des mesures soient prises de manière à ce que ces agissements ne se reproduisent plus.
Note à l’intention des animateur·trices et des organisateur·trices de formation à Solidaires concernant des comportements discriminants