Communiqué sur la situation en cours

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes »

Depuis quelques jours, la désormais fameuse « fenêtre d’Overton » est plus ouverte que jamais, à se demander même si nous serons capables collectivement de la refermer. Elle est ouverte par l’extrême-droite évidemment, les macronistes bien sûr, mais aussi par plusieurs membres du parti socialiste du député Delaporte au libéral Hollande.

Il apparaît évident aujourd’hui que « le temps de l’enquête », que le « temps de la justice », la mesure et le recul nécessaire ne sont plus en vigueur car, tout est bon pour mener une double-campagne médiatique et politicienne contre l’ensemble du camp social progressiste, antifasciste et révolutionnaire.

Cette double-campagne est d’ailleurs réalisée avec une violence et une indécence rare contre un parti social-démocrate. Mais ne soyons pas dupes, le piteux spectacle proposé par les artisan.es médiatiques est, avant tout autre chose, une lutte politicienne.

Cette situation n’est qu’une continuation des derniers mois, où par exemple, celles et ceux qui s’expriment pour soutenir la Palestine sont immédiatement accusé.es de manière totalement fallacieuse d’être antisémites. Le seul objectif étant de disqualifier toutes voix contestataires de la politique bourgeoise.

La séquence actuelle est instrumentalisée à la perfection entre appareil idéologique d’Etat et appareil répressif d’Etat et, hier, une nouvelle étape a été franchie. En effet, l’Assemblée Nationale n’a rien trouvé de mieux que de faire une minute de silence en hommage à la mort d’un militant membre de nombreux groupes fascistes et racistes dont l’Action Française ou encore les Allobroges Bourgoin. La République rend hommage à un militant d’un groupe qui combat sa propre existence. Il faut dire qu’avec le narratif d’extrême-droite qui inonde et sature les ondes médiatiques tout devient possible et surtout les choses ubuesques.

Déjà, le gouvernement s’empresse d’interdire les évènements « politiques » dans les Universités mais aussi dans les Instituts d’Etudes Politiques, un comble. On veut bien d’une jeunesse mais en aucun cas qu’elle se questionne et encore moins qu’elle ait une pensée critique.

Tout est fait pour que notre camp social soit intimidé, réfrène sa volonté combative et abandonne ses idées de transformations sociales et révolutionnaires.

Dans un silence médiatique et politique total, des agressions physiques de l’extrême-droite se déchaînent contre des camarades, des locaux syndicaux sont attaqués tout comme des locaux politiques. Dans cette situation et plus que jamais, nous devons faire front, collectivement, de manière solidaire. Le combat n’est pas perdu mais il va être rude alors, dans nos entreprises, dans nos administrations, dans nos manifestations, dans la rue, relevons la tête et faisons bloc !

Pour l’autodéfense populaire, soyons Solidaires.

« Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Sifflez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute »