Le FN/RN passe son temps à expliquer qu’il n’est pas d’extrême-droite et là le maire veut virer SOLIDAIRES, CFDT, CGT, FSU, de leurs locaux parce que nous avons soutenu une marche contre l’extrême-droite ! Il fait lui-même la démonstration que la dédiabolisation du FN/RN est un leurre, un affichage de façade…
En appelant à manifester, nous nous inscrivons dans une tradition syndicale qui fait suite aux manifestations violentes de l’extrême droite d’avant la première guerre mondiale. Celle-ci a toujours souhaité que les syndicats indépendants du patronat et de l'État soient mis au pas, placés sous tutelle, avec un objectif clair : nier la lutte des classes pour favoriser les entreprises.
- Extrait du livret économique du FN-RN présenté le 14 septembre 2024 à la presse : « Recréer les conditions d’une véritable liberté syndicale. Un dialogue social apaisé favorise la productivité des entreprises. Aussi […] la création de nouveaux syndicats sera facilitée et les candidatures libres autorisées ».
- Marion Maréchal a déclaré sur Cnews le 21 mai 2024 qu’« il faut une réforme syndicale dans notre pays et durcir les conditions du droit de grève en l’interdisant pendant les vacances scolaires ».
- Louis Alliot, maire de Perpigan, a dit sur BFMTV le 25 août 2022 que « Les syndicats sont les croque-morts du monde économique et du travail, ils ne servent à rien ».
- Éric Zemmour, lors d’un meeting en 2022, indiquait que son : « projet politique c’est la fin de la lutte des classes. Il faut réconcilier les patrons et les salariés dans un intérêt commun ».
- Cette année, à Liévin, près de Lens, ville RN de 30.000 habitants, le nouveau maire Dany Paiva a supprimé la cérémonie du 1er-Mai en mairie qui rend hommage aux mineurs morts. Il accuse les syndicats de propagande…
- En novembre dernier, le maire FN/RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois a demandé la révocation pour « conflit d'intérêt chronique ».de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel, secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial (CST) alors même que le conseil de discipline s'est prononcé pour une absence de sanction.
Le maire FN-RN a déclaré que les locaux mis à disposition étaient entretenus par la municipalité : nous avons notre local depuis bientôt 15 ans, nous payons depuis le début l’eau et l’électricité, l’assurance, et nous assurons nous-même le nettoyage des locaux. Nous nous y réunissons, nous y accueillons des salarié.es dans le cadre de notre représentativité de salariés et de la liste de défenseurs fixée par la préfecture. Par ailleurs, en partenariat avec une association qui a bénéficié d'une convention d'occupation dans les mêmes locaux que Solidaires, plusieurs centaines de personnes en situation de surendettement ont été reçues depuis octobre 2016.
Bref, nous faisons du syndicalisme en faveur des personnes les plus précaires, les plus fragiles, celles et ceux qui subissent la dure loi du marché imposé par le capitalisme avec le soutien de l’extrème-droite. Rappelons que Jordan Bardella a été auditionné par le Medef et qu’il y a eu un dîner entre Marine Le Pen et des patrons du CAC 40 dont, notamment, les patrons de TotalEnergies et de LVMH. Non seulement le FN/RN attaque les travailleuses et les travailleurs à travers nous, mais en plus il s'en prend directement aux plus pauvres, sans travail, sans revenus, sans toit.

Nous prenons d'ores et déjà position publiquement et avons sollicité en ce sens les autres unions départementales de l’Aude. Nous allons faire le point avec elles dans les prochains jours.
A noter que les UL CFDT CGT FSU et FO de Narbonne ont sans tarder signé la motion de soutien adoptée par près de 800 personnes présentes au 1er mai exigeant la réintégration des syndicats carcassonnais dans leurs locaux.